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Acheter dans l’ancien pour bénéficier du meilleur rapport emplacement/prix

Acheter dans l’ancien pour bénéficier du meilleur rapport emplacement/prix

LAURENCE BOCCARA / JOURNALISTE |

L’investissement dans l’ancien n’est pas forcément le premier réflexe des épargnants. Il faut se pencher sur ses atouts.

C’est, financièrement, l’investissement le plus abordable avec une offre abondante. Le prix au mètre carré est souvent de 15 à 20 % moins cher qu’un bien équivalent dans le neuf. Quant aux immeubles, ils sont souvent bien placés dans les centres-villes, dans des quartiers historiques ou à des adresses à la réputation établie. A noter que le choix d’une petite surface – réputée être plus rentable qu’une grande – est plus large. On peut dénicher des biens aujourd’hui introuvables dans le neuf tels qu’une chambre de bonne, une loge de gardien, une studette ou un vieux commerce à transformer en logement.

Pour ceux qui sont pressés (ou ont besoin) d’empocher rapidement des loyers, l’ancien s’avère être la formule la plus rapide. Deux à trois mois suffisent pour effectuer la transaction et louer. Il est parfois possible d’acheter occupé avec un rendement immédiat.

Reste que l’ancien n’a pas que des bons côtés. « Si un propriétaire a la main sur le coût des travaux qu’il souhaite réaliser dans « ses murs », les dépenses de la copropriété, notamment pour les gros travaux, sont difficilement maîtrisables. On n’est jamais à l’abri d’une surprise. Une fois votées à la majorité, ces décisions s’imposent et pèsent dans le budget de chaque copropriétaire », commente Corinne Coccetta, responsable service immobilier d’Equance. La volonté de réduire les charges, de rendre un vieil immeuble moins énergivore ou tout simplement de le remettre aux normes actuelles, pousse de plus en plus de copropriétés à engager de coûteuses réhabilitations. Sans parler des éventuelles interventions urgentes relatives à la structure, à l’étanchéité ou à la charpente de l’immeuble ancien. « Il suffit parfois d’une dépense imprévue comme une obligation de ravalement de façade demandée par la mairie », ajoute Eric Ninu, directeur commercial d’iSelection. « On peut faire au départ une belle affaire et au bout du compte payer assez cher une kyrielle de dépenses », résume-t-il.

L. B., Les Echos

Source : Lesechos.fr